Ma question dans l’hémicycle pour défendre les entrepreneurs :

Monsieur le Premier Ministre,

Pigeons, Poussins, Citrons pressés, Bonnets rouges, Pendus… qu’ils soient commerçants, artisans, professionnels libéraux, à la tête de PME, les entrepreneurs de France n’en peuvent plus.

Comme beaucoup de Français, ils sont en colère.

En colère contre votre politique qui a plongé le pays dans la crise et provoqué 600 000 chômeurs de plus en trois ans et 60 000 fermetures d’entreprises en 2013 et 2014.

En colère contre la Loi Macron et le Projet de loi de santé de Madame Touraine qui ont pris pour cible les notaires, les huissiers, les avocats et maintenant les professionnels de santé.

En colère contre les dysfonctionnements du RSI, et vous n’avez rien fait depuis le rapport de la Cour des comptes de septembre 2012 et contre les charges excessives qui font que beaucoup de petites entreprises vont mettre la clef sous la porte en 2015.

En colère contre votre indifférence face à leur désespoir, à celui de leurs salariés et des retraités victimes de la CARSAT. Hier encore, les indépendants qui défilaient dans Paris ont eu pour seule et unique réponse un déploiement hors de proportion de forces de l’ordre afin de les maintenir le plus loin possible des bureaux de vos ministres dont il ne fallait surtout pas troubler la tranquillité.

Monsieur le Premier Ministre, quand allez-vous prendre enfin la mesure des vraies difficultés du pays et écouter ceux qui souffrent et qui font la richesse de la France ?

Quand cesserez-vous d’ajouter de nouvelles complexités comme le compte pénibilité et d’inventer des taxes comme celle votée la semaine dernière dans la loi NOTRE ?

Quand allez-vous enfin vous attaquer aux 360 impôts et taxes, aux 400 000 normes, aux 3500 pages du code du travail qui étouffent le pays ?

Monsieur le Premier ministre, quand engagerez-vous les vraies réformes dont la France a besoin, quand comprendrez-vous que la réponse à la crise n’est ni dans la multiplication de lois inutiles, ni dans l’outrance verbale qui vous tient malheureusement lieu désormais de politique ?

Daniel Fasquelle

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