Audition du PDG d’Eurotunnel : les parlementaires restent sur leur faim

Je regrette que l’audition en Commission Développement Durable du PDG d’Eurotunnel ce matin n’ait pas permis de lever les nombreuses incertitudes qui règnent encore dans ce dossier. J’en appelle une nouvelle fois à la mobilisation du gouvernement français afin de sauver les 600 emplois et le pavillon France. Je salue l’annonce par le Président de la Commission Développement Durable, de la création d’une Commission d’enquête et espère que celle-ci mettra en évidence le manque d’objectivité de l’autorité britannique de la concurrence.

En particulier, je demande à ce que toute la lumière soit faite sur le rôle du président de la CMA (autorité britannique de la concurrence), Lord Currie qui est au board de Dubai Port, l’un des actionnaires de P&O. J’espère que cette commission d’enquête permettra aussi de mettre en évidence le manque de combativité du gouvernement français et de la Commission européenne. Je rappelle la phrase d’Emmanuel Macron en réponse à ma question le 27 janvier dernier : « Nous ne pouvons malheureusement rien. »  Enfin, je regrette que le PDG d’Eurotunnel n’ait pas clairement accepté de participer à une table ronde en présence de la totalité des parties prenantes afin de trouver une issue favorable et rapide.

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Le Centre d’Affaires Opalopolis inauguré

inauguration centre d'affaires opalopolis

L’équipement, symbole de l’engagement économique de la communauté de communes pour le développement économique a été inauguré ce Jeudi 2 juillet 2015.
Première pierre du projet Opalopolis qui couvrira à terme 54 ha , la pépinière d’entreprises a vocation à permettre l’accueil et le développement d’activités économiques .

Le parcours résidentiel d’entreprises de la CCMTO, s’articule autour de quatre éléments :
– Le centre d’affaires pour accueillir les entreprises en création
– Une offre d’immobilier tertiaire
– Un village d’artisans en partenariat avec le conseil régional et la chambre régionale des métiers dans le cadre du projet régional « ARTEPOLE »

LE CENTRE D’AFFAIRES OPALOPOLIS

En décembre 2013, la CCMTO s’est portée acquéreur des bâtiments de la friche Wallon après réhabilitation par Territoires 62 qui a porté essentiellement sur la partie tertiaire du siège de l’entreprise, dont il n’a été conservé que le clos et le couvert.
La réhabilitation a été soigneusement pensée en s’appuyant sur les principes de maîtrise des consommations d’énergie en privilégiant l’apport calorique naturel pour le chauffage et l’éclairage naturel.

Le centre d’affaires Opalopolis, sur une emprise de 1,7 ha, propose en location sur une superficie totale développée de 4047 m² :
– 604 m² divisés en 11 bureaux
-3201 m² divisés en 3 ensembles d’ateliers;

Les 11 bureaux sont répartis sur 2 niveaux, desservis par un ascenceur. Le rez de chaussée abrite 5 bureaux de 27 à 65 m², une salle de réunion commune et un espace de restauration. L’étage est exclusivement consacré à 6 bureaux de 33 à 94 m².

10003652_694337094006279_7351144194026895204_o [800x600]Un bureau et deux ateliers sont déjà en location par la société Caron Voyages et la société Techni Poids Lourd.

Le centre d’affaires Opalopolis se propose d’accompagner ainsi les créateurs d’entreprises en assurant le lien avec les différents acteurs économiques du territoire. Au quotidien, elles pourront bénéficier de différents services telsque : Accueil physique et téléphonique, la prise en charge des colis et courriers, la solution d’impression partagée, le wifi, le secrétariat, reliures.

TARIFICATION

La politique tarifaire a été établie en dissociant les entreprises en création des entreprises de deux ans d’existence, et les locaux destinés aux activités tertiaires de ceux destinés aux activités artisanales.
Pour les deux types d’activités, les entreprises en création bénéficient d’une progression semestrielles de leur loyer jusqu’à leur deux années d’existence.
Prix de départ au premier semestre : 45 € HT du M² / an pour les bureaux, et 30 € HT du M² / an pour l’atelier hangar.
A partir de la 3ème année, le tarif atteindra 105 € HT du M² /an pour les bureaux , et 30 € HT du M² / an pour l’atelier hangar.

PROCHAINES ETAPES

Le centre d’affaires sera complété d’un village d’artisans dans le cadre du projet conjoint  » ARTEOPOLE », d’un hôtel d’entreprises et d’un bâtiment tertiaire pour élargir le parcours résidentiel d’entreprises.
Ces projets verront le jour dès que la CCMTO aura la possibilité de disposer d’une partie des 9 ha viabilisés par Territoires 62 sur l’emprise des parkings Wallon.

 

Loi NOTRE : pour la défense du milieu associatif

J’ai co-signé un amendement contre la suppression de la clause de compétence générale des départements et des régions. En voici la raison :

Les effets de la suppression de la clause de compétence générale des départements et régions risquant de se révéler fortement préjudiciables pour le monde associatif, le présent amendement vise donc à maintenir une possibilité d’intervention de chaque niveau de collectivité territoriale en faveur de ce secteur, à l’instar du tourisme, de la culture et du sport.

Cette nécessité est d’autant plus impérieuse que les départements sont les premiers financeurs du mouvement associatif. Le risque est ainsi élevé que des pans entiers de ce secteur – notamment dans le domaine social – disparaissent ou soient mis en difficulté faute d’une sanctuarisation de ce domaine dans la loi.

Loi NOTRE : J’ai défendu les communes

Mon intervention dans le cadre de la loi NOTRE pour défendre les communes :

« Il faut faire un choix clair. Pour ma part, je pense que c’est une richesse pour la France que d’avoir 36 000 communes, autant de maires, un grand nombre d’adjoints au maire, de conseillers municipaux, avec autour d’eux de multiples associations et des comités des fêtes qui animent la vie communale. Demain, quand ils ne seront plus là, on regrettera leur absence. Attention à ce que l’on fait, préservons cette cellule de base de la démocratie française qu’est la commune.

L’intercommunalité peut être évidemment nécessaire, mais elle ne doit être qu’une intercommunalité de subsidiarité, là où les communes ne peuvent agir par elles-mêmes, et elle doit être voulue et non pas contrainte. Dès lors, attention aux compétences obligatoires des communautés de communes : laissez de la liberté aux communes, qu’il s’agisse des compétences ou des périmètres, parce qu’il y a de fortes spécificités selon les territoires, on le sent d’ailleurs à travers les interventions des uns et des autres. Je suis vraiment partisan d’un seuil minimal de 15 000 pour l’EPCI car on voit bien qu’il semble faire consensus aujourd’hui. Ne vous accrochez par principe, madame la ministre, monsieur le rapporteur, à ce seuil de 20 000. Et puis il faut aussi tenir compte des habitants non permanents, je pense aux territoires touristiques où il y a beaucoup de résidences secondaires, car il n’y a pas seulement la population INSEE mais également la population DGF – Gilles Carrez a déposé un amendement à ce sujet. J’ajoute que ces habitants sont, eux aussi, des contribuables locaux. Pour la définition des seuils, on ne peut donc pas se cantonner à la population permanente.

Je prêche pour plus de liberté et pour que l’on préserve à tout prix nos belles communes de France. »