Daniel Fasquelle Député du Pas-de-Calais - Trésorier des Républicains
  • Sauver l’école pour la rendre de nouveau juste !

    Sauver l’école pour la rendre de nouveau juste : une urgence historique pour laquelle le député Daniel Fasquelle s’engage !

    Le 8 avril dernier, s’est tenue la conférence-débat sur la réforme scolaire organisée par le club de réflexion du député Daniel Fasquelle, « La France Juste ». Réunissant les essayistes et enseignants Jean-Paul Brighelli et François-Xavier Bellamy, la chercheuse Nathalie Bulle, l’universitaire François-Xavier Lucas et deux enseignantes militant au sein du Collectif Condorcet qui lutte contre la réforme du collège, cette conférence animée a permis de dresser le bilan objectif de la nocivité d’une ampleur inédite pour l’école française de cette réforme et d’entendre l’exaspération mêlée de désespérance des enseignants. Désireux de répondre à l’appel qui lui a été fait de soutenir enseignants et parents dans le combat très inégal qu’ils mènent contre le Ministère de l’éducation, Daniel Fasquelle déclare s’engager à leurs côtés pour obtenir l’abrogation de cette réforme qui les méprise, méprise les élèves, et sacrifie l’école sur l’autel d’une idéologie indéfendable.

    Un consensus sur la faillite de l’école : la seule bonne nouvelle de cette réforme !

    Pour François-Xavier Bellamy, le seul point sur lequel les opposants à la réforme et la Ministre de l’éducation qui l’impose se retrouvent, est le constat selon lequel notre école est en faillite et qu’il est urgent de lui redonner les moyens de mener à bien ses missions. Un constat fait chaque jour par les enseignants, et que les enquêtes PISA, qui dressent du niveau des élèves français sur des apprentissages aussi fondamentaux que la lecture, l’écriture et le calcul un tableau navrant, viennent illustrer. Un constat par ailleurs déjà fait depuis longtemps par les meilleures élèves, précise François-Xavier Lucas, qui en rappelant le lien entre le très faible niveau général des élèves bacheliers et le taux d’échec à l’université, tient à témoigner « de la désertion de ses meilleurs éléments pour des universités étrangères au motif que les diplômes qu’il pourront y préparer ont une grande valeur sur le marché du travail parce qu’ils sanctionnent un parcours sélectif »…
    Un consensus sur les causes et les moyens qu’il faut impérativement trouver !
    Là où le consensus cesse d’exister, c’est lorsqu’il est question de poser le diagnostic et d’identifier les moyens d’opérer le rétablissement de l’école dans sa fonction et ses missions. Le gouvernement dénonce une école élitiste qui laisse sur le bord de la route les élèves les moins bien armés pour réussir ? Les enseignants soutenus par Jean-Paul Brighelli et François-Xavier Bellamy, enseignants eux-mêmes, voient au contraire dans l’élitisme, dans l’inculcation du goût de l’effort, dans la restauration de l’autorité et dans l’absence de compromis et de sacrifice sur les exigences, le meilleur moyen d’aider ces élèves à rejoindre ceux qui, « de toute façon, ne les attendront pas puisque leurs parents auront soin de les arracher à cette fabrique à médiocrité que l’école publique devient » prévient François-Xavier Lucas.
    L’autorité de l’enseignant et la transmission des savoir « n’ont jamais été aussi nécessaires qu’à l’ère du numérique ! » (F-X Bellamy)
    Une réforme dont l’idéologie avait déjà commencé d’imprégner la formation de jeunes enseignants à l’IUFM il a plusieurs années selon François-Xavier Bellamy qui se souvient de la première phrase qu’il a entendue en ces murs de la bouche d’un inspecteur général : « Vous n’avez rien à transmettre ». Une posture idéologique qui décrète que chaque enfant doit se libérer de l’aliénation de la culture, « ce fardeau que le passé jetterait sur leur liberté nouvelle » pour « construire son propre savoir ». Une posture idéologique qui doit tout au fantasme égalitariste et qui « en voulant dénoncer des héritages, fait des déshérités » explique Bellamy. Un système où « tous ceux qui enseignent sont suspects et tous ceux qui transmettent coupables » et où, pour Nathalie Bulle, « Les enseignants ne sont que les exécutants d’une Doxa pédagogique issu d’un travail d’experts ». Un système qui  produit une jeunesse privée des repères fiables que l’enseignant transmettait auparavant, des balises intellectuelles, des compétences élémentaires nécessaires à la compréhension et au décryptage du monde dans lequel elle évolue. Privée de mots, incapables d’en saisir la complexité, c’est le règne de l’image, de la vidéo qui s’impose à cette population ; est-un hasard si les djihadistes recrutent sur les sites Internet à grand renforts de montages vidéo et n’utilisent pas le média texte ? « Ce qui est certain pour François-Xavier Bellamy, c’est que « la violence devient un moyen d’expression quand la langue est un lieu hostile »…
    L’école doit retrouver le sens qu’elle a perdu et renouer avec l’idéal de républicain d’égalité en se gardant de l’écueil égalitariste !
    « L’objectif de l’école doit être d’amener chacun au plus niveau de ses compétences » martèle Jean-Paul Brighelli bientôt rejoint par Nathalie Bulle : « L’école doit offrir aux élèves un environnement structuré, centré sur le travail enthousiasmant. Pour remplir son rôle dans la société, l’école doit se recentrer sur ses fins profondes et les apprentissages intellectuellement les plus formateurs doivent avoir priorité sur les apprentissages fonctionnels ». Toutes choses qui paraissent élémentaires, sacrifiées ces vingt dernières années et en passe, avec cette réforme, de disparaître.
    Un rendez-vous historique qu’il ne faut pas rater au risque de ne pas pouvoir rebrousser chemin : Daniel Fasquelle et La France Juste aux côtés des enseignants et des parents !
    « L’égalité à l’école, ce n’est pas placer tout le monde au pied du même mur en abaissant progressivement sa hauteur pour que tout le monde puisse le franchir. L’égalité, c’est permettre à chacun de le gravir et de dépasser les paliers que la naissance, les difficultés familiales et sociales, pouvaient rendre infranchissables » précise Daniel Fasquelle. « Il faut de toute urgence retransmettre les savoirs et redonner du sens à l’école. Nous devons rétablir les enseignants dans leur autorité, car l’autorité est la condition sine qua non à l’exercice éclairé de la liberté. Il nous faut abandonner ces fantasmes pédagogiques destructeurs selon lesquels les élèves ont moins besoin d’être instruits (d’un savoir prétendument aliénant qui perpétuerait les injustices sociales) que de savoir « construire leur propre savoir »… Rétablissons l’idéal républicain d’élévation de chaque citoyen ! N’ayons pas peur des différences, récompensons l’excellence et trouvons les moyens de permettre à chaque élève d’exprimer son potentiel ! »

    www.lafrancejuste.org / « La France juste », paru aux éditions Fayard (2015)

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